L'ÉGLISE
SAINT
JEAN
- L'église
Saint-Jean était l'église paroissiale,
elle fut prise comme bien national. Elle était
en mauvais état en 1791, et surtout trop
petite. C'est pourquoi le conseil municipal
d'après la délibération du 3
août 1791, a décidé de choisir la
collégiale Saint-Martin comme église
paroissiale.

Poisson sculpté dans une
cave, rue Traversière
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En 1793, la commune a chargé
deux de ses concitoyens, Messieurs Rouher et
Maignol, d'acheter l'église Saint-Jean
à la Nation pour le compte de la
commune et d'avancer l'argent. Le conseil
avait l'intention d'y installer la mairie.
Mais l'état de l'église
Saint-Jean semble s'être
dégradé depuis deux ans car une
partie de la voûte s'est
écroulée. Et le conseil a donc
décidé, lors de sa
délibération du 14 avril 1793,
de la revendre, n'ayant pas de fonds pour
faire les réparations
urgentes.
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L'église fut vendue en un seul
lot aux enchères et à la
bougie. Il y eut deux mises aux
enchères. La première
enchère publique fut le 21 avril 1793,
où le citoyen Maignol l'a
emporté avec 600 livres avant
l'extinction de la bougie. La seconde fut
gagnée par le citoyen Jean Dubrouillet
pour la somme 2050 livres. On apprend dans la
délibération du 2 mai 1793 que
le citoyen Dubrouillet a acheté
l'église pour le compte du citoyen
Michaud.
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Un grand
nombre de matériaux éparpillés dans
le village d'Artonne semblent issus de la démolition
de l'église Saint-Jean, bien que nous ne puissions
pas le prouver. L'ensemble de ces matériaux sont
des pierres calcaires du pays. Pour les deux fontaines,
la fontaine Montjoly et la fontaine Grande Rue, il est
certain qu'elles ont été réalisée
avec des matériaux de récupération
d'un édifice religieux. La présence de moellons
réguliers taillés en arêtes de poisson,
de modillons à copeaux, de colonnes engagées,
le prouve. Huit ans séparent la démolition
de l'église Saint-Jean, 1793, et la construction
du réseau de fontaines, 1801. Il est donc logique
de penser que ces matériaux proviennent de l'église
d'Artonne.
Sur la place Saint-Jean on remarque une
petite grange dont l'angle est construit avec
des éléments d'une colonne
engagée en calcaire.
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Colonne engagée, rue Saint-Jean
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Base de colonne,
Place de la fontaine
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L'angle
de la place de la fontaine est
protégé par une base de colonne
en calcaire très usée. Cette
dernière mesure 70 cm de
diamètre et dépasse du sol de
60 cm.
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A
l'intersection de la rue Saint-Roch et du
boulevard des Ussels une autre base de
colonne en calcaire très usée
vient protéger l'angle de la maison.
Elle a pour dimensions 60 cm de
diamètre et 65 cm de hauteur.
Les deux dernières bases de colonne sont identiques,
d'après leurs dimensions et le grain de la pierre.
Elle sont issues du même bâtiment. Elles portent
des irrégularités dans la taille de leur
partie basse, elles étaient donc enterrées
au trois quart dans leur bâtiment d'origine. Elles
étaient le lien entre la fondation et la colonne.
Il se pourrait que se soient les bases des deux colonnes
qui soutenaient la coupole de l'église Saint-Jean.
Dans la revue Limagne Nord N°4, intitulée "Les
croix et statues d'Artonne, L'église de Saint-Jean-Baptiste"
sont rassemblées toutes les recherches effectuées
sur cette église.
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Base de colonne, Rue Saint-Roch
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